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CELI ou REER : lequel prioriser au Québec ?

CELI ou REER au Québec : la réponse dépend de votre taux marginal d'imposition. On vous explique comment choisir selon votre revenu, avec les plafonds 2026.

Nicolas Le GuenNicolas Le Guen — Fondateur de Fructo FinancePublié le Mis à jour le 3 min de lecture
Planification financière : choisir entre le CELI et le REER
CELI ou REER : le bon choix dépend de votre taux d'imposition.

CELI ou REER : le bon choix au Québec dépend surtout de votre taux d’imposition. On vous explique la règle simple pour décider selon votre revenu, avec les plafonds de 2026.

CELI ou REER, lequel prioriser au Québec ? La réponse tient d’abord à votre taux marginal d’imposition, c’est-à-dire le taux qui s’applique à votre dernier dollar de revenu. La règle générale : si votre revenu est élevé aujourd’hui (et que votre taux d’imposition à la retraite sera plus bas), le REER est avantageux, car vous déduisez votre cotisation à taux élevé maintenant et retirez à taux plus bas plus tard. Si votre revenu est faible ou modéré, le CELI est souvent préférable, car la déduction du REER vous rapporte peu, tandis que la flexibilité et les retraits libres d’impôt du CELI sont précieux. Concrètement, au Québec, beaucoup de personnes gagnant entre 40 000 $ et 60 000 $ ont avantage à prioriser le CELI, tandis qu’au-delà de 75 000 $, la déduction du REER devient nettement plus intéressante. Pour 2026, le plafond du CELI est de 7 000 $, et celui du REER est de 33 810 $, soit 18 % de votre revenu gagné en 2025 jusqu’à ce maximum (votre plafond personnel exact reste à confirmer sur votre avis de cotisation de l’ARC). Et si vous achetez une première maison, le CELIAPP passe souvent avant les deux.

La différence fondamentale entre CELI et REER

Le REER offre une déduction à l’entrée : chaque dollar cotisé réduit votre revenu imposable, et vous récupérez un remboursement d’impôt proportionnel à votre taux marginal. En contrepartie, les retraits sont imposables. C’est un report d’impôt : vous payez plus tard, idéalement à un taux plus bas.

Le CELI, lui, n’offre aucune déduction à l’entrée, mais la croissance et les retraits sont entièrement libres d’impôt. Les retraits n’ajoutent aucun revenu imposable et n’affectent pas les prestations gouvernementales comme la Pension de la Sécurité de la vieillesse. Autre atout : les droits retirés sont reconstitués le 1er janvier de l’année suivante.

La règle selon votre taux marginal

Au Québec, le taux marginal combiné (fédéral et provincial) grimpe rapidement avec le revenu, et peut dépasser 50 % pour les revenus élevés. C’est ce qui rend le REER si intéressant à haut revenu : plus votre taux marginal est élevé, plus votre déduction rapporte.

La logique se résume ainsi. Si votre taux d’imposition sera plus bas à la retraite qu’aujourd’hui, le REER est avantageux. S’il sera similaire ou plus élevé (par exemple si vous avez un solide fonds de pension), le CELI est souvent préférable. Pour un revenu modéré, disons sous 60 000 $, le CELI prend fréquemment les devants ; au-dessus de 75 000 $, le REER reprend l’avantage.

Pourquoi « les deux » est souvent la meilleure réponse

Dans bien des cas, la vraie stratégie n’est pas de choisir, mais de combiner. Une approche courante consiste à cotiser au REER pour obtenir un remboursement d’impôt, puis à investir ce remboursement dans le CELI. Vous profitez ainsi de la déduction immédiate du REER et de la croissance libre d’impôt du CELI. Si vous en avez les moyens, maximiser les deux reste la situation idéale.

Le cas du CELIAPP pour une première maison

Si vous prévoyez acheter une première propriété, le CELIAPP mérite souvent la priorité sur le CELI et le REER. C’est le seul compte qui combine une déduction fiscale à la cotisation (comme le REER) et des retraits libres d’impôt pour l’achat d’une première maison (comme le CELI). Au Québec, où les taux d’imposition sont élevés, cet avantage est particulièrement précieux.

Conclusion

CELI ou REER n’est pas une question de mode, mais de fiscalité personnelle. Identifiez votre taux marginal, pensez à votre revenu futur, et n’oubliez pas le CELIAPP si vous visez une première maison. Une fois votre choix fait, comparez les courtiers pour ouvrir le bon compte au meilleur coût sur notre comparatif des courtiers en ligne.

Foire aux questions

Cela dépend de votre taux marginal d'imposition. Revenu élevé aujourd'hui et plus bas à la retraite : le REER. Revenu faible ou modéré : souvent le CELI. Si possible, combinez les deux.
Le plafond du CELI est de 7 000 $ pour 2026. Le plafond du REER est de 33 810 $, soit 18 % de votre revenu gagné en 2025 jusqu'à ce maximum, plus vos droits inutilisés. Confirmez votre plafond personnel sur votre avis de cotisation de l'ARC.
Pour l'achat d'une première maison, souvent oui : il combine déduction à la cotisation et retraits libres d'impôt.
L'ARC tolère un excédent cumulatif de 2 000 $ au REER sans pénalité. Au-delà, une pénalité de 1 % par mois s'applique sur l'excédent, tant qu'il n'est pas retiré. Vérifiez vos droits dans Mon dossier de l'ARC.
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Cet article est informatif et à jour au 4 septembre 2026. Il ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Les conditions des produits financiers peuvent changer : reportez-vous au site officiel de l'institution avant d'ouvrir un compte.

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